Erreur FATALE, je rate une bonne affaire

erreur immobilier
Photo de Tumisu

Parfois, il faut savoir tirer plus vite que son ombre ! Cet article pour vous montrer comment une bonne affaire m’est passée juste sous le nez, avant même que je puisse lever lève le petit doigt. J’aurais pu éviter cette erreur fatale.  

Pourquoi une erreur fatale ?

 

Régulièrement, je relance les agences immobilières par téléphone en quête d’une bonne affaire qui ne serait pas encore publiée. Dernièrement, j’ai donc relancé quelques agences de ma liste de contacts pour qu’elles ne m’oublient pas, au cas où un bien immobilier correspondrait à mes critères de recherche. Un de mes contacts m’informe qu’il va prochainement rentrer un immeuble de rapport à 100.000€. Un objet qui pourrait m’intéresser.

Il n’avait pas beaucoup plus de détails, à part le fait qu’il dispose de 3 appartements de 45 m2 environ chacun et qu’un seul des appartements est en location actuellement. Et aussi que le bien nécessite de nombreux travaux extérieurs et intérieurs… Et qu’un squatteur occupe les lieux en rez-de-chaussée. A ce moment là, l’annonce n’était pas publiée.

Rien que par cette courte description, j’étais franchement emballé, car un bien immobilier de cette taille, dans cette ville, et à 100.000€ pourrait être une réelle bonne opportunité. De plus, lorsque j’ai demandé à l’agence la marge de négociation, elle m’a clairement indiqué que le vendeur pouvait descendre d’au moins 10.000€ soit 90.000€ au total.

 

erreur fatale immobilier

 

J’étais donc au courant d’une réelle bonne affaire avant tout le monde et en plus, je savais que le vendeur pouvait descendre à 90.000€ voire plus. J’avais convenu avec l’agence, que je reviendrai vers elle pour fixer une visite.

 

Jetez un oeil à un de mes articles sur la recherche structurée d’un bien

 

Un problème d’organisation ?

 

L’organisation d’une visite pour cet immeuble situé à 1h30 de chez moi a pris un peu de temps pour différentes raisons :

 

– N’ayant moi-même pas de véhicule, je dois en louer un pour me déplacer

– Je voulais trouver un ou deux autres immeubles à visiter pour “amortir” le trajet

– Mon expert sur place devait trouver le temps de m’accompagner sur le terrain

 

Et le temps, c’est quelque chose que je n’avais pas pour visiter ce bien immobilier. Pas plus de 3 jours après ma conversation téléphonique avec l’agence, je reçois une alerte de seloger.com m’avertissant de la publication d’une annonce d’immeuble à 100.000€ (voir images ci-dessous et ci-dessus). Je reconnais le bâtiment instantanément, car l’agence m’avait, en amont, donné l’adresse exacte du bien. J’étais ainsi allé faire un tour sur GoogleMap pour voir ce qu’il en était.

 erreur fatale immobilier

 

Je ne pensais pas que l’agence allait publier son annonce si rapidement. Après avoir vu la publication, j’appelle vite mon expert pour qu’il vienne visiter le bien avec moi. Il me valide la possibilité pour la semaine prochaine. Ni une, ni deux, j’appelle l’agence pour organiser la visite la semaine prochaine. Elle me répond que le bien est déjà vendu… Je pensais qu’elle faisait erreur, car la publication était effective depuis quelques heures seulement. Elle ajoute qu’un homme attendait impatiemment que cet objet soit à la vente pour se jeter dessus. Et c’est ce qu’il n’a pas manqué de faire. Ma précipitation de dernière minute ne pouvait rien y changer.

 

Fortement déçu d’apprendre cette nouvelle, j’ai quand même demandé par curiosité à quel prix le bien s’est vendu. Elle me répond qu’il n’y a pas eu de négociation, soit 100.000€. Alors que l’immeuble aurait pu partir beaucoup moins cher… Ca veut dire que l’acquéreur aurait pu économiser minimum 10.000€ sur cette transaction, soit quasi les frais de notaire, s’il avait posé une seule et unique question à l’agence, avant de montrer son intérêt…

 

Lisez à ce sujet, mon article sur la négociation en immobilier.

Quelle a été mon erreur fatale ?

 

Je suis entièrement fautif, car je n’ai pas été réactif. Et voilà ma première sanction dans ma recherche d’immeubles de rapport !

Je n’ai trouvé que des excuses, mais ne suis pas passé à l’action… Trouver une voiture de location ne prend que quelques minutes. Appeler mon expert également. Et si cette affaire était si bonne, alors je n’aurais pas dû vouloir regrouper d’autres visites avant de me lancer. Je ne peux donc m’en prendre qu’à moi.

 

Apprendre la leçon

Je suis passé à côté d’une bonne affaire, c’est un fait. Je ne vais cependant pas passer le restant de mes jours à me morfondre. Ce n’est pas tout perdu, car c’est une leçon que je retiendrai de cette erreur fatale pour la suite.

Et oui Emeric, tu n’es pas le seul qui recherche un immeuble de rapport rentable. La preuve cette fois-ci. La prochaine fois, tu te bougeras les fesses ! 

J’avais pourtant flairé la bonne affaire, même sans avoir toutes les données. En effet, beaucoup de choses correspondaient à mes critères de recherche :

 

– un immeuble à travaux pour le déficit foncier

– une partie louée ce qui m’assurait une rentrée d’argent pendant les travaux et rassurait la banque

– Un prix plus qu’attractif qui me permettait de faire des travaux tout en respectant la règle des 70   (VOIR LA VIDEO)

– un quartier avec un fort potentiel locatif

 

Je change mes habitudes dès aujourd’hui

 

J’ai mis trop de temps à réagir et j’en suis désormais conscient. Lorsqu’un investisseur immobilier fait une erreur fatale, il ne doit pas la reproduire et apprendre de son erreur. C’est pour cela que je viens de prendre une nouvelle résolution pour la suite :

 

Si je flaire une bonne affaire, je planifie une visite directement avec l’agence ou le propriétaire afin de poser une option sur l’immeuble.

 

Lorsque l’agence m’a indiqué qu’elle allait rentrer ce bien, j’avais déjà senti la bonne affaire. Voici ce que j’aurais dû faire pour éviter l’erreur fatale et que je ferai à partir d’aujourd’hui :

 

– Dire à l’agence que j’étais intéressé de voir le bien

– Planifier une visite au plus vite

– Lui indiquer mon souhait de ne pas publier son annonce avant ma visite

 

Honnêtement, je ne sais pas si ce dernier point est faisable. En tout cas, je sais que j’aurais pu le demander. Demander ne coûte rien ! Si elle avait accepté, j’aurais eu l’exclusivité et aurais pu faire l’offre que je voulais.

 

A bientôt et n’oubliez pas : apprenez puis agissez, c’est la seule façon d’avancer !

 

Emeric du blog mission-investisseur-immeuble.com

 

Si cet article vous a plu, partagez-le Smile

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 2
    Partages

Be the first to comment on "Erreur FATALE, je rate une bonne affaire"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*


Mon livre GRATUIT "étude de marché immobilier"  étape par étape

%d blogueurs aiment cette page :